Rencontre avec les psychologues du MAE : les points importants

Pour ceux et celles qui sont en poste ou qui n’ont pu participer à la rencontre avec les psychologues du Ministère des Affaires étrangères, Damien Deluz-Martineau et Laëtitia Barnier le 27 novembre dernier, voici un bref compte-rendu de cet échange.
Soulignant que l’intégration de psychologues au MAE était très récente (2007-2008), Damien Deluz-Martineau a expliqué qu’aujourd’hui, les quelque 14 594 agents titulaires et contractuels du MAE peuvent faire appel à eux : « La psychologie est un outil. On propose maintenant aux agents d’utiliser cet outil, ils peuvent venir nous voir et nous consulter sur des difficultés liées au travail ».

Les principales missions des deux psychologues sont les suivantes :
-  une mission liée aux ressources humaines : ils participent aux différents jurys de recrutement du ministère (concours pour le recrutement des agents des catégories B, C et A, recrutement au titre du PACTE pour les jeunes sans diplômes, concours d’entrée au titre de l’égalité des chances) ;
-  le soutien psychologique de l’ensemble des agents du MAE : « Chaque agent, quel qu’il soit, où qu’il soit, en centrale ou en poste, peut prendre rendez-vous avec nous. S’il s’agit d’un problème professionnel, nous avons l’obligation morale de le prendre en charge du début à la fin », souligne le psychologue.
Face à une problématique professionnelle, le psychologue doit généralement intégrer d’autres interlocuteurs, comme les assistants sociaux, la DRH, l’inspection, la médecine de prévention, … “Ce dialogue à plusieurs ne se fait qu’avec l’accord de l’agent. Si l’agent ne le veut pas, nous ne pouvons en parler avec d’autres services. Nous sommes soumis au secret professionnel, la confiance est importante”, assure Damien Deluz-Martineau.
-  Une autre de leurs missions est de servir de référent à chaque service et à chaque direction du MAE, surtout ceux qui intègrent une importante dimension humaine (notamment la DFAE, le Centre de crise, la DRH…). “Nous essayons de leur donner un moment au cours duquel ils peuvent être écoutés, conseillés. La notion de conseil s’est maintenant bien développée au sein du MAE et les agents sont très demandeurs de conseils. Il y a des hiérarchies qui se posent des questions et qui ont envie que leurs agents aillent bien”, estime le psychologue.
-  Enfin, les psychologues font un travail important sur les postes “sensibles” (postes à risque terroriste et à risque criminel). Ils participent sur une demi-journée à la formation organisée par le SSD (Service de sécurité diplomatique) à l’intention des agents partant dans ce type de poste. “Nous voulons nous assurer que les agents qui vont partir dans ces postes savent bien où ils partent, s’ils se sont posé les bonnes questions en terme de sécurité au quotidien, d’éloignement. Ce type de poste influe sur les rapports qu’ils ont avec leur famille, avec leur conjoint”, expliquent-ils.

Dans le cas des postes à célibat géographique, les psychologues demandent aux agents qui les sollicitent s’ils en ont parlé avec leur conjoint. “Je pense que pour certains types de postes, ce sont des décisions qui se prennent à deux”, fait ressortir Damien Deluz-Martineau. Pour les conjoints qui restent en France, la gestion du quotidien, qu’ils doivent assurer seuls, peut se révéler très lourde. “Et un agent qui va s’inquiéter tous les jours de ce qui se passe et de comment ça se passe en France ne sera pas un bon agent”, ajoute-t-il. L’été dernier, les psychologues ont reçu, conjointement avec le SSD, deux conjoints d’agents qui partaient en célibat géographique en postes sensibles, notamment pour leur parler du temps d’adaptation nécessaire lorsque les agents rentrent en France en “aération”.

Les deux psychologues sont basés à Paris et se déplacent régulièrement à Nantes. Ils se rendent également à l’étranger, si la problématique signalée touche l’ensemble du poste. S’ils ont vocation à gérer les problématiques professionnelles, il arrive que certains agents leur fassent part de questions plus personnelles : “Nous n’avons pas vocation à faire de la thérapie, mais nous faisons le choix de ne pas laisser un agent seul dans son coin avec un problème. Nous recevons donc tous les agents et nous orientons les personnes ayant des problèmes personnels vers l’extérieur.”
Les conjoints d’agents ont également la possibilité de les solliciter. Comme pour les agents, les psychologues identifieront alors la difficulté : s’il s’agit d’un problème purement personnel et qui nécessite un suivi spécifique, ils orienteront le conjoint à l’extérieur. “Si vous avez une difficulté et que vous vous retrouvez seul avec, vous pouvez venir nous voir, nous vous recevrons. Ne restez pas avec des difficultés si vous ne savez pas avec qui en parler”, conclut le psychologue.

Les coordonnées des psychologues :
Damien Deluz-Martineau : damien.deluz@diplomatie.gouv.fr - tél : 01 43 17 70 73
Laëtitia Barnier : laetitia.barnier@diplomatie.gouv.fr - tél : 01 43 17 65 94

Page mise à jour le mardi 2 décembre 2014