Ouganda : chez les Karimojong

Les Karimojon sont des guerriers nomades et fiers éleveurs.

Le Karamoja s’étire sur 27 000 km2 de savane aride et de buissons épais le plus souvent au nord-est de l’Ouganda jouxtant le sud Soudan et le nord-ouest du Kenya. La sécheresse règne sur cette région : rareté des pluies (500 à 800 millimètres par an), vent chaud et sec.

Environ 100 000 Karimojong vivent sur ce large plateau dominé par des monts anciens dont le mont Elgon (4 321 m) situé au sud du Karamoja, le mont Moroto.
Le Karamoja se découpe en trois districts : Moroto, Kotido et Nakapiripirit. La ville de Moroto en est la « capitale ».

Les couleurs des vêtements traditionnels, colliers, bracelets, boucles d’oreilles éclatent, tandis que dans les zones rurales l’habit misérable n’est que trous, filaments de tissu, un tout petit quelque chose parfois.

Le mot « Karimojong » signifie approximativement « Le vieil homme fatigué qui reste derrière ». La région s’isole elle-même du reste de l’Ouganda de par ses traditions. Le
pays rencontre des difficultés à améliorer le sort des Karamojong.
Ce sont des guerriers nomades qui vivent et meurent pour le bétail. A travers une longue migration de plusieurs siècles, beaucoup de pasteurs sont venus de l’Ethiopie au Kenya et du Kenya en Ouganda.
Comme d’autres nomades, les Karimojong sont extrêmement fiers de leurs traditions et la plupart résistent à tout changement.

Un rite ancestral : les vols de bétail. Différents groupes ou ethnies ou tribus du Karamoja sont à couteaux tirés avec les Turkana (nord-ouest du Kenya) mais également entre eux. Ces groupes traversent souvent la « Rift Valley » pour se voler les uns les autres leurs troupeaux, ancienne pratique devenue une folie meurtrière
avec l’afflux d’armes dans la région, folie aggravée par le montant exorbitant des dots.
Mademoiselle est évaluée en têtes de vaches mais aussi en têtes de chèvres en ces temps présentement difficiles.

Pour pouvoir faire face à la sécheresse et aux coûts des mariages, les raids se
multiplient malgré la présence de forces militaires importantes. Les attaques se produisent à la tombée de la nuit ou la nuit même.
Pour tenter de les contrer, le bétail est parqué dans des « krahls » construits de multiples branches en un croisé minutieux, épais, solide qui forme comme un mur
de citadelle surmonté d’épineux. Malgré ces précautions, début janvier 2010, plus de 6.000 vaches ont été enlevées par 500 guerriers dont 50 auraient été armés. L’armée
en a récupéré plus de 3.600 mais au prix d’excès sans doute.

C’est ainsi, que faire d’autre ?
Tribus et ethnies ne connaissent pas les frontières, elles s’entremêlent entre le sud Soudan, le Kenya et l’Ouganda.

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Page mise à jour le samedi 3 mars 2018