Boulot nomade, micro-entreprises

Créer une activité dans son lieu de résidence en fonction de son besoin et en fonction de ses propres appétences.

Plusieurs types d’activités nomades, qui sont à la fois transposables et transportables, s’offrent aux expatriés.
Virginie Jocteur-Monrozier, coach qui intervient régulièrement à l’AFCA, donne quelques conseils.

Créer une activité sur son lieu de résidence
Le conjoint peut créer une activité dans son lieu de résidence en fonction du besoin qu’il perçoit et en fonction de ses propres appétences.

Exemples
Olivia, 5 ans en Chine, propose des cours de cuisine ; Natacha, tour à tour à Singapour et en Angleterre, a développé son activité de maquilleuse et de socio-esthéticienne ; Franck est naturo-thérapeute et Guy dessinateur de bandes-dessinées.

En free-lance, c’est-à-dire sans contrat de travail, les activités peuvent se développer autour du graphisme, de la traduction, de la programmation…Ordinateur et plateformes internes sont des outils incontournables.

Pour vous aider
ww.hopwork.fr
www.guru.fr
www.freelancer.com
www.greatcontent.fr
www.edit-place.com

Blogs, création de sites internet, cours d’écriture, conseils en communication, coachings, autant d’idées d’activités par le « net » que les conjoints d’expatriés peuvent exploiter.

Comment faire ?
La démarche initiale que Virginie propose consiste à mettre en regard ses idées d’activités nomades et ses compétences afin de cibler au mieux ses objectifs.
Ses conseils ? Réussir à travailler dans un univers dans lequel on se sent bien, fréquenter les espaces de « co-working » où les échanges sont possibles et qui permettent de sortir de sa solitude face à l’ordinateur.

La rigueur et des horaires fixes sont indispensables dans le travail solitaire, ce qui implique de s’octroyer des pauses et des vacances aussi. Il est conseillé d’élargir son réseau, de s’auto-promouvoir pour élargir sa clientèle, de sortir, faire des rencontres, fréquenter les salons.

Et…Il est important de contrôler son image sur internet et de modérer les sites.

Micro-entreprises et portage salarial
Le 1er janvier 2016, en France, le statut de micro-entrepreneur a remplacé celui d’auto-entrepreneur.
Le micro-entrepreneur qui n’est pas salarié, enregistre son activité au Registre National des Entreprises (RNE) tenu par l’Insee qui délivre un Siren.
Côté chiffres : le régime fiscal de micro-entreprise s’applique si le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 82 000 euros quand il s’agit de vente et 32 900 euros pour une activité de services. Les cotisations sociales sont calculées en fonction du chiffre d’affaires et le droit à la retraite dépend du montant de ces cotisations. Divers organismes tant publics que privés peuvent aider à comprendre le fonctionnement de ce statut.

Pour vous aider
www.lautoentrepreneur.fr
www.APCE.com
www.guidedelacreationd’entreprise.com
www.bge.assoc.fr (associations financées par l’Etat)
www.reseau-entreprendre.org
www.nantesmetropole.fr
www.lessupporteursdelacreation44.fr

Pour le travailleur indépendant qui veut exercer sont métier en autonomie sans avoir le poids de tâches administratives, le portage salarial est une solution. Inutile alors de créer sa société et l’on bénéficie de statut de salarié.
La société à laquelle on est rattaché prend un pourcentage à la prestation selon les termes d’un contrat à négocier.
La société de portage peut être française ou étrangère sachant que les cotisations sociales ne sont pas toujours les mêmes.
Important

Mais avant de se lancer, il faut être déclaré et se renseigner sur la législation locale.

Page mise à jour le vendredi 7 septembre 2018