Matinée mobilité du 12 mai : ce qu’il faut retenir

Les représentants de la Banque Transatlantique, de la Mutuelle des Affaires étrangères et européennes, de la Caisse des Français de l’Etranger et d’AL Conseil ont donné des conseils utiles aux vingt-sept conjoints présents à Paris et à Nantes. Grâce à la visio-conférence, les conjoints nantais ont pu pour la première fois cette année être associés à cette matinée d’information.

Maryline Navarro et Charles Duboys Fresney ont d’abord présenté la Banque Transatlantique (BT) et ses services spécifiques dédiés à la clientèle spécifique des diplomates et fonctionnaires en France et à l’étranger.

Les représentants de la Banque Transatlantique ont abordé les spécificités de la gestion bancaire en contexte international, qui suppose : des outils de gestion et de communication bancaires adaptés à l’éloignement ; une relation bancaire simplifiés, personnalisée et souple ; le fait de disposer d’une banque locale fiable et d’obtenir des moyens de paiement dans le pays. Pour tenir compte de ces spécificités, le conseiller de la Banque Transatlantique est un interlocuteur dédié, qui sera le référent pour les aspects bancaires, patrimoniaux et santé.

Grâce à ces relations privilégiées avec le MAEDI, la BT peut utiliser les services de la valise diplomatique pour l’acheminement du courrier et des cartes bancaires à ses clients agents et conjoints dans les postes diplomatiques français.

Destiné spécialement aux agents en poste à l’étranger, le produit CAP Transat CIC est une offre bancaire complète comprenant : une recommandation auprès d’une banque locale, un transfert mensuel de fonds exonéré de frais d’émission et de commission de change dans les principales devises, une carte bancaire internationale sans commissions CIC/BT sur les retraits et paiements partout dans le monde et la gestion de compte en ligne, via Filbanque.
La thématique de la gestion de patrimoine en contexte international a aussi été abordée. Concernant la résidence principale, les intervenants de la Banque Transatlantique ont souligné qu’il fallait mener une réflexion à ce sujet avant le départ en poste (la conserver non occupée, la louer pendant la durée de l’affectation ou la vendre).
Sur la question de l’épargne, ils ont fait ressortir que le départ en poste était le moment propice pour mettre en place une nouvelle épargne. Les conjoints, qui sont parfois amenés à accompagner les agents aux dépens de leur carrière, doivent penser à épargner pour leur retraite. Concernant la protection du conjoint et de la famille, elle peut se faire au travers de divers supports : contrat d’assurance-vie, contrat de prévoyance, complémentaire santé…

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Départ en poste

Alain Beucler, vice-président de la Mutuelle des Affaires étrangères et européennes (MAEE), a ensuite présenté les services de la Mutuelle, partenaire privilégié du MAEDI dans le domaine de l’assurance maladie depuis de nombreuses années. Eric Meadmore et Carine Bisi ont expliqué que la première démarche à effectuer pour les agents qui vont partir en poste est de s’inscrire auprès du centre de sécurité sociale 533, qui est géré par la MAEE. Ils doivent pour cela envoyer leur arrêté de nomination. Le conjoint qui ne travaille pas en poste peut devenir l’ayant-droit de l’agent et être également inscrit au Centre 533. S’il exerce une activité professionnelle, le conjoint devra s’affilier à la Caisse des Français de l’Etranger ou auprès d’une caisse locale pour la sécurité sociale, mais il pourra adhérer à la MAEE pour la mutuelle.
La MAEE s’appuie sur le réseau Inter Mutuelles Assistance (IMA), qui offre une prise en charge intégrale. Le « portail mobilité internationale » d’Inter Mutuelles Assistance permet désormais de connaître précisément et de localiser les établissements de soins dans le pays et dans la région d’affectation.

Les taux de cotisations à la MAEE dépendent des salaires. Pour les conjoints d’agents qui ne travaillent pas et sont donc ayant-droit, le taux de cotisation est de 50% (75% de la cotisation pour un conjoint qui travaille). Et pas de cotisation pour les enfants de moins de 20 ans.
« Quand vous êtes en poste, le pays d’affectation et la France sont les deux seuls pays où on peut se faire soigner. Si vous partez en congés et devez subir des soins inopinés, urgents, ils pourront être pris en charge mais il faut le signaler. C’est la réglementation de la sécurité sociale », a souligné Carine Bisi.

Les représentants de la MAEE ont aussi attiré l’attention des conjoints sur le fait que toutes les spécialités médicales ne sont pas forcément remboursables. Par exemple aux Etats-Unis et au Canada, les kinésithérapeutes sont rares, car il y a d’autres diplômes, mais les actes de ces spécialistes ne seront pas remboursés car ils ne sont pas reconnus par la sécurité sociale française. Pour savoir si une spécialité fait partie de la classification commune des actes médicaux, on peut se renseigner auprès de la MAEE.
Contacts à la MAEE :

- Madame BOUGEARD (adhésion) : tél : O1 43 17 54 01

- Madame SIMON (adhésion à la mutuelle) : tél : O1 43 17 54 72

- Madame VILLEDIEU (prévoyance) : O1 43 17 54 09

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MAEE

Yann Connan, de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE), a ensuite présenté la CFE, qui offre la possibilité à tous les expatriés de continuer à bénéficier d’une protection sociale à la française. Organisme de sécurité sociale, la CFE est une entité privée qui a une mission de service public.

Pour les conjoints qui travaillent lors de leur séjour à l’étranger et ne peuvent donc être ayant-droit et bénéficier de la sécurité sociale de l’agent, ils doivent le déclarer, afin que leurs droits en France soient suspendus. Ces conjoints devront donc avoir une couverture locale, dans le pays de résidence. S’ils estiment que cette couverture sociale n’est pas satisfaisante, ils peuvent aussi s’affilier à la CFE.

Yann Connan a également expliqué comment les conjoints pouvaient continuer à cotiser pour leur retraite lors d’un séjour à l’étranger pendant lequel ils ne travaillent pas (en tant que parent chargé de famille ou en tant qu’ancien assuré obligatoire, pour une cotisation qui prend en compte les revenus des 6 derniers mois avant le départ). « Si vous reprenez une activité à l’étranger, vous allez pouvoir cotiser à la retraite en tant que salarié », a-t-il précisé.

Contact à la CFE :
Yann CONNAN : yconnan@cfe.fr
Bureau de la CFE à Paris : 12, rue de la Boétie - Paris, 8e

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CFE

Aurélie Lacoste, d’AL Conseil, a enfin abordé l’étape primordiale du déménagement et présenté son activité de conseil dans le choix du transporteur (au départ de France, de l’étranger vers la France et de poste à poste). Comptant 25 années d’expérience dans ce domaine, dont 20 au sein de l’Agence de Voyages du MAE, elle connaît bien les spécificités de chaque destination et les prestataires du secteur et aide à trouver les meilleures solutions.

« Quand on part en poste, surtout pour la première fois, on ne sait pas trop vers qui se tourner pour le déménagement. Je propose de vous soumettre plusieurs propositions émanant de différents partenaires », explique Aurélie Lacoste.

Selon elle : “L’idéal est d’obtenir des informations du poste où vous allez, qui vous aideront à décider par exemple si c’est judicieux de tout emporter”. Selon la destination, Aurélie Lacoste pourra ensuite vous aider à vous orienter plutôt vers du fret maritime, aérien ou un autre mode de transport. AL Conseil offre à ses clients des services de stockage et de garde-meubles.

A ce sujet, elle a rappelé l’existence de l’ICR (Indemnité de changement de résidence), qui est versé aux agents partant en poste pour leur permettre de financer leur déménagement ou d’acheter du mobilier sur place. L’ICR est basé sur un poids et un tarif IATA de fret aérien.

Les assurances sont facultatives. Aurélie Lacoste conseille de souscrire l’assurance minimale (1 à 1,5% pour le fret aérien, 2 à 3% pour le fret maritime).

Contact AL Conseil :
Tél : O1 45 18 18 98
Courriel : a.lacoste@aurelielacosteconseil.com
Site : www.aurelielacosteconseil.com

Page mise à jour le mercredi 3 juin 2015