Les attitudes positives au retour

Les discussions avec les adhérents montrent une chose : les difficultés rencontrées au retour d’expatriation par les conjoints sont globalement les mêmes, les impressions vécues au retour sont très semblables.


Nos attentes les plus fréquentes

  • reconstruire un environnement sécurisé et confortable ;
  • rebâtir un équilibre familial ;
  • retrouver sa place dans la société ;
  • reprendre une activité professionnelle.

Les impressions ressenties au retour

  • Un choc culturel inversé. La France a changé et nous devons la « réapprendre ».
  • Une différence, un décalage entre l’envie de redevenir une personne anonyme et ne plus l’être.
  • Le regret de ce que l’on laisse derrière soi : les personnes rencontrées, les découvertes, les avantages liés à l’expatriation.
  • Une frustration et une déception par rapport à l’entreprise ou à l’institution qui a suscité l’expatriation.
  • Un grand sentiment d’isolement : on a très envie de partager tout ce que l’on a vécu mais on a tendance à se sentir incompris et frustré.
  • Un essoufflement face à cette vie décousue et à tout ce qu’il faut recommencer à chaque retour. Nous avons un puzzle à reconstruire mais nous ne savons pas toujours par quelle pièce commencer. Deux priorités : le logement et l’école.
  • Les galères matérielles sont nombreuses, variées et parfois inattendues : logement, contrats eau/électricitéaz/ internet, école ...
  • Le besoin avant tout de stabiliser la famille. Nous revêtons l’habit du « conjoint facilitateur » et réglons les questions matérielles, organisons la vie de la famille et la vie de chacun au détriment de la nôtre.
  • Il est difficile de reprendre confiance en soi et se remettre en avant en son nom propre (et non pas en tant que conjoint/parent de). Il faut reprendre contact, créer de• s liens, retisser un ré- seau.
  • La réintégration des enfants n’est pas toujours facile à l’école où leur parcours est incompris par les camarades et même les professeurs.

Les attitudes positives à adopter

  • Ne pas comparer et ne pas regretter ce qu’on a laissé, regarder devant sans toutefois oublier le passé.
  • Faire le bilan avant de rentrer et faire une relecture sereine de l’expatriation et de l’expérience vécue.
  • Boucler la boucle et fermer un chapitre du grand livre qu’est notre vie.
  • Echanger et partager au maximum avec des personnes qui ont vécu une expérience semblable (rencontres individuelles et/ou associatives).
  • Etre ouvert à ce qui se présente et ne pas être figé.
  • Considérer comme une victoire chaque pas accompli au quotidien.
  • Accepter de se faire aider et accompagner si besoin, pour une réintégration sociale, professionnelle, pour notre installation.
  • Donner du temps au temps, ne pas se précipiter et accepter que les choses prennent aussi du temps en France.
  • Dans les premiers mois, faire du retour une nouvelle expatriation et jouer les touristes les week-end et aller à la découvertes de quartiers et autres lieux à découvrir. Tout cela demande courage et patience ; ce dont nous ne manquons pas !

Isabelle Roussel Stéphan

Page mise à jour le jeudi 28 septembre 2017