Compte-rendu de la réunion d’information sur la retraite

« Comment préparer sa retraite et épargner dans nos vies de mobilité » : les représentants de la Banque Transatlantique et de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) ont proposé quelques pistes et ont répondu aux questions des adhérents lors de la matinée d’information organisée par l’AFCA le 24 mars.

Avec un système de retraite par répartition qui présente aujourd’hui des inconnues, une dégradation des taux de remplacement et les difficultés structurelles du financement des caisses de retraite, il devient important de limiter ses charges et d’accroître ses revenus par l’épargne financière. Les représentants de la Banque Transatlantique, Silvia Pombo Gaspar et Geoffroy Arlandis, ont présenté deux possibilités de compléments de retraite : l’assurance-vie et le PERP (voir document joint).

L’assurance-vie :

Produit préféré des Français pour préparer leur retraite complémentaire, l’assurance-vie représente aujourd’hui environ 1 400 milliards d’euros d’épargne privée en France. « C’est une enveloppe fiscale dans laquelle on va faire des versements volontaires. Le capital accumulé est disponible mais il y a des délais, d’environ 2 semaines », a souligné Geoffroy Arlandis.

La rémunération moyenne de l’actif général actuellement est de 2,5% (pour un rendement sans risque). Depuis 2007, le rendement des obligations a baissé (il avoisinait alors les 4-5%), mais compte tenu des taux bas et de l’inflation actuels, ce taux reste intéressant.

L’assurance-vie offre une liberté totale d’investissement : l’actif général est investi en actions et en obligations et l’on peut choisir ses investissements (des investissements ‘à risque’ et ‘sans risque’).

Ses principaux avantages :

- elle n’est pas plafonnée (le montant des versements n’est pas limité) et on peut en souscrire plusieurs ;

- c’est une épargne disponible (même si la procédure est plus formelle que sur un livret) ;

- elle bénéficie encore d’une fiscalité privilégiée en France (en l’absence de rachat, les produits générés au sein d’un contrat sont exonérés d’impôt sur le revenu) ;
- avec les fonds en euros, la perte en capital est impossible (capital garanti).
Les représentants de la Banque Transatlantique ont donné l’exemple de 2 cas pratiques : comment atteindre une rente mensuelle de 500 euros au moment de la retraite, pour des personnes âgées de 35 ans ou de 45 ans en 2016.

« Plus on commence à épargner tôt, moins les versements seront importants. Mais il n’est jamais trop tard pour commencer à épargner », a souligné Silvia Pombo Gaspar.

Autre placement possible : le PERP (Plan d’Epargne Retraite Populaire) :
Le PERP permet de se constituer une retraite complémentaire qui sera versée sous forme de rentes viagères. Le capital n’est pas disponible, mais il est bloqué, on ne pourra en disposer qu’au moment du départ à la retraite.

Ses avantages :
- avantage fiscal : dans une certaine limite, les cotisations versées sont déductibles des revenus nets imposables (pour les contribuables imposés à la dernière tranche de l’impôt sur le revenu) ;

- il offre la certitude de percevoir des compléments de revenus lors de la liquidation de la retraite ;

- lors de la liquidation, il est possible de sortir sous forme de capital une somme égale à 20% maximum de la valeur atteinte par le contrat.

Sophie Matias, de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE), a ensuite présenté la possibilité offerte par la CFE de continuer à cotiser à l’assurance vieillesse française à l’étranger en validant des trimestres.

Les conditions d’accès à l’assurance vieillesse de la CFE :

- résider à l’étranger ;

- être salarié à l’étranger depuis moins de 10 ans et justifier de 5 ans d’inscription à un régime obligatoire français de sécurité sociale
OU

- être parent chargé de famille (ayant à charge un enfant de moins de 20 ans) sans activité professionnelle et justifier de 5 ans d’inscription à un régime obligatoire français de sécurité sociale
OU

- avoir été salarié en France au moins 6 mois et récemment expatrié (depuis moins de 6 mois).

L’assurance vieillesse des parents chargés de famille :
(pour une cotisation à la retraite de base de la Sécurité sociale)
Conditions :

- n’exercer aucune activité professionnelle ;

-  avoir un enfant de moins de 20 ans à charge au moment de l’adhésion.
Justificatif : une copie du livret de famille.
Cotisation : cotisation forfaitaire de 864 €/trimestre en 2016 ;

L’assurance vieillesse des anciens assurés d’un régime obligatoire français, expatriés inactifs :
(pour une cotisation à la retraite de base de la Sécurité sociale)
Conditions :

- n’exercer aucune activité ;

- avoir été affilié pendant au moins 6 mois à un régime obligatoire français de Sécurité sociale ;
Demandez l’adhésion dans les 6 mois qui suivent le départ de France.
Justificatif : copie des 6 derniers bulletins de salaire français.
Cotisations : elles varient de 426 € à 1 704€/trimestre, suivant l’âge et le montant des salaires perçus.

Les expatriés qui travaillent à l’étranger peuvent également continuer à cotiser à l’assurance vieillesse française, le montant des cotisations est alors calculé en fonction du salaire perçu.

« Il est très intéressant de cotiser à la CFE quand on a une ‘carrière entière’ », a précisé Sophie Matias. Et le fait d’avoir cotisé à la CFE confère des droits à la Sécurité sociale grâce au statut de retraité. Cette dernière disposition peut s’avérer utile en cas de divorce, par exemple.

La représentante de la CFE estime qu’il faut se poser la question de la cotisation à la retraite dès le premier départ en poste : « En cas de rachat a posteriori de trimestres passés à l’étranger, vous allez payer le prix qui est en vigueur aujourd’hui », qui sera par définition plus élevé.

Le chef du bureau des retraites du MAEDI, Guillaume Narjollet, n’a pu être présent en raison d’impératifs professionnels. Il nous a transmis la présentation que vous trouverez en pièce jointe.

CONTACTS :

pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter nos interlocuteurs, en précisant que vous avez obtenu leurs coordonnées par l’intermédiaire de l’AFCA

Banque Transatlantique :
Silvia Pombo Gaspar, chargée d’affaires du département clientèle privée et partenariats - mél : btcontact@banquetransatlantique.com- tél : 01.56.88.75.15
Geoffroy Arlandis, département Diplomates et haute fonction publique

CFE :
Sophie Matias : smatias@cfe.fr

Bureau des retraites du MAEDI  :
Guillaume Narjollet (guillaume.narjollet@diplomatie.gouv.fr) et Rodolphe Le Dref (Rodolphe.LE-DREF@diplomatie.gouv.fr)

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Page mise à jour le lundi 4 avril 2016