Compte-rendu de l’atelier « Créer son activité nomade »

La consultante Virginie Jocteur Monrozier a animé le 12 février dernier pour l’AFCA un atelier intitulé « Créer son activité nomade ». Voici les principaux points abordés lors de cet atelier.

Qu’est-ce qu’une activité nomade ?

« Une activité nomade est une activité qui vous permet de travailler quel que soit votre lieu de vie. Votre activité vous suit dans vos déplacements », a souligné la consultante.

Il existe plusieurs types d’activités nomades :

  1. l’exercice d’une activité là où vous vivez : pour les personnes ayant un savoir-faire, une compétence qui peut être dispensée dans le pays ou la région où elles vivent (par ex : professeur de FLE, professeur de langues, traducteur, créateur de bijoux, naturopathe, esthéticienne, masseur, orthophoniste, organisatrice d’évènements, professeur de yoga ou de danse, coach sportif, coach en image ou en décoration, business development consulting, coach familial…). Ces personnes doivent avoir la capacité de recréer une clientèle à chaque déménagement.
    Plusieurs exemples sont cités, dont celui d’Olivia qui a créé ‘Cuisine Mei Wenti’ lors de son expatriation en Chine. Elle propose des ateliers de cuisine pour les employés de maison et les expatriés et a écrit un livre de recettes en 3 langues.
  • le travail en free lance (travailleur indépendant) : le free lance vend ses services à un employeur sans contrat de travail, sur des missions (ex : rédacteur, traducteur, programmeur, graphiste…). Pour trouver des missions, le travailleur indépendant fait appel à son réseau personnel et professionnel. Il utilise aussi des plateformes internet comme :Plusieurs exemples sont cités, dont celui d’Olivia qui a créé ‘Cuisine Mei Wenti’ lors de son expatriation en Chine. Elle propose des ateliers de cuisine pour les employés de maison et les expatriés et a écrit un livre de recettes en 3 langues.

le travail en free lance (travailleur indépendant) : le free lance vend ses services à un employeur sans contrat de travail, sur des missions (ex : rédacteur, traducteur, programmeur, graphiste…). Pour trouver des missions, le travailleur indépendant fait appel à son réseau personnel et professionnel. Il utilise aussi des plateformes internet comme :

Hopwork : https://www.hopwork.fr. (secteurs : informatique, multimédia, administratif, marketing chef de projet)

Guru : www.guru.com

Freelancer : https://www.freelancer.com

Greatcontent.fr et edit-place.com (secteur : la rédaction de contenu). Une adhérente signale également la plateforme Asfored dans ce secteur.

  • la création d’une activité sur internet : il s’agit de créer son activité sur internet, à distance, pour proposer ses services (Business to Customer ou Business to Business).
  • « Les idées viennent souvent des compétences fortes ». Exemples : coaching personnel ou profesionnel, conseil en communication, blogging, création de sites internet, sites proposant des conseils techniques ou spécifiques (médical, alimentation, écriture, bien être…), site marchands.

Pour créer un blog, il faut avoir un talent pour l’écriture, des idées d’articles, maîtriser la communication par internet et le community management. Certains blogs, reconnus par la presse, peuvent attirer des sponsors.

Pour créer un site de conseils ou de coaching : il faut avoir une spécialité qui peut être partagée à distance, via internet.

Dans le cas de la création de sites marchands, il s’agit souvent de vendre des produits difficiles à trouver en expatriation.

Les participants ont réfléchi à l’activité nomade qu’ils pourraient envisager.

La consultante a dispensé quelques conseils utiles à celles ceux qui veulent se lancer dans une activité nomade :

  • Créer un univers de travail favorisant la concentration, ou s’installer dans un espace de coworking par exemple.
  • Être rigoureux et se fixer des règles de travail (et s’y tenir) afin de ne pas se laisser déborder par la liberté totale d’organisation. Planifier et utiliser son temps efficacement.
  • S’octroyer des pauses et des vacances.
  • Travailler son réseau et s’auto-promouvoir le plus possible pour élargir sa clientèle.
  • Contrôler sa présence et son image sur Internet.
  • Sortir et rencontrer du monde pour se changer les idées, mais aussi se faire des contacts intéressants (potentiels clients, collaborateurs, ou autres nomades digitaux qui pourraient partager leur expérience).

La directrice d’Optimexpat a ensuite apporté des explications sur les statuts de microentrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) et le portage salarial qui permettent de déclarer son activité en étant mobile. Elle a souligné qu’il fallait s’informer sur les législations locales auprès des CCI locales, des ambassades et consulats et de compatriotes entrepreneurs.

Le microentrepreneur : « C’est un entrepreneur individuel ayant opté pour un régime fiscal et un régime social simplifiés qui lui permettent d’exercer une "petite" activité professionnelle indépendante. »

Il doit être inscrit au Registre national des entreprises (RNE) tenu par l’Insee, qui lui délivrera un numéro Siren (numéro d’identification de votre entreprise) : déclaration d’activité effectuée uniquement en ligne depuis janvier 2016.

Un microentrepreneur n’a pas l’obligation de domicilier son activité à l’endroit où il réside. Pour exercer à l’étranger sous ce statut, il suffit d’avoir une adresse en France pour domicilier son entreprise (famille, domiciliation, pépinière…).

Actuellement, le régime fiscal de la micro-entreprise s’applique dès lors que le chiffre d’affaires annuel n’excède pas :

-  82 200 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, d’aliments à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement,

-  32 900 € pour une activité de services.

Les cotisations sociales sont calculées en proportion du chiffre d’affaires et réglées au fur et à mesure de son encaissement.

L’entrepreneur n’étant, par ailleurs, pas assujetti à la TVA, il n’a pas de déclaration de TVA à faire : en effet, il ne la facture pas sur ses ventes et ne la récupère pas sur ses achats. (attention : des changements sont prévus en 2016).

Le bénéfice de l’entreprise est calculé de façon forfaitaire, sans avoir à tenir une comptabilité complète. Cotisations = environ 26% du CA, sans contreparties sociales.

Si votre microentreprise est votre activité principale, vous serez imposé en France sur TOUS vos revenus. Si vous disposez à l’étranger d’une autre activité plus importante, vous serez imposé seulement sur vos revenus de microentrepreneur. Ces 2 règles peuvent être soumises à des conventions fiscales bilatérales. Dans tous les cas, vous devrez payer les 26% de CA en France.

En ce qui concerne la couverture sociale du microentrepreneur :

Maladie-maternité : l’entrepreneur bénéficie du remboursement de soins médicaux dès le début de son affiliation au RSI. En revanche, une année d’affiliation est, en principe, nécessaire pour prétendre aux indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie.

Droits à la retraite : ils dépendent du montant des cotisations sociales versées.

L’entrepreneur ne valide 1 trimestre de retraite que si son chiffre d’affaires annuel est au moins égal à :

- 4 971 € pour une activité de vente de marchandises, de fourniture de logement ou de prestation d’hébergement,

- 2 883 € pour une activité de prestations de services soumise aux BIC,

- 2 185 € pour une activité libérale.

Pour plus d’informations : vous pouvez aller voir le site APCE.com

Le portage salarial  : « Il permet à tout travailleur indépendant/freelance d’exercer son activité professionnelle en autonomie : sans créer sa société ; en étant déchargé des tâches administratives (déclarations, facturation, comptabilité…) ; en bénéficiant du statut salarié.

Le consultant trouve un client qui lui propose une mission de travail :

1) Il informe la société de portage qui envoie un devis au client pour la prestation.

2) Quand il y a accord sur le devis, la facturation est faite par la société de portage.

3) La société de portage fait un contrat de travail au consultant qui devient salarié de la société de portage, pour réaliser la mission du client.

Les sociétés de portage salarial peuvent travailler avec des consultants/travailleurs indépendants qui sont à l’étranger (elles peuvent les déclarer comme salariés en détachement à l’étranger).

Vous pouvez choisir une société de portage française, l’avantage étant de continuer à cotiser pour la retraite, le chômage… en France, ou choisir une société de portage étrangère et avoir des cotisations sociales quelquefois moindres.

Une convention de portage est signée par le consultant et la société de portage. Elle définit les modalités d’hébergement de l’activité dans sa structure juridique (notamment le coût).

Exemples de société de portage en France : abcportage, altros…

Pour plus d’informations : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31620

Pour terminer, la consultante a indiqué un certain nombre de sites et de structures où trouver des informations et de l’aide pour créer son activité nomade :

Sites internet sur la création d’entreprise :

  • APCE.com : site qui reprend les informations utiles pour créer une entreprise.

Organisme d’aide à la création d’entreprise en France :

  • BGE : http://bge.asso.fr/ : associations financées par l’Etat et le FSE pour aider et former les créateurs d’entreprise. Proposent souvent des prestations gratuites si vous venez du Pôle Emploi.
  • CCI, Chambres des métiers, Pôle Emploi, …

A Nantes :

- http://www.nantesmetropole.fr/liens-transverses/entrepreneurs/creer-son-entreprise-22885.kjsp : informations sur les partenaires pour créer son entreprise à Nantes.

- Maison de la création et de la transmission d’entreprise (8, rue Bisson à Nantes Tél. : 02 72 56 80 01)

- http://www.lessupporteursdelacreation44.fr

A Paris  :

- http://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/creation

Cabinets de conseils privés :

  • En France en présentiel (Créactifs, Capfi…)
  • En expatriation, aide à distance : conseil en ligne (Optimexpat, Creators for goods, Femme de challenge…)
  • En expatriation, en présentiel : CCI Il existe des consultants français qui coachent les créateurs : Houston expat pro, Find a job in Brazil….

Pour obtenir des idées et des conseils : vous pouvez visiter les salons sur la création d’entreprise.

Pour avoir des idées de projets : Facebook « Projets de femmes expatriées »

Page mise à jour le lundi 7 mars 2016