Carrière des conjoints expatriés : les conclusions de l’enquête Expat Value

Vous avez été sollicités en mai 2015 pour participer à l’enquête réalisée par Alix Carnot et la société Expat Communication sur les carrières professionnelles des conjoints expatriés. Menée en 2 vagues, en janvier et en mai 2015, l’enquête Expat Value a généré 3 668 réponses.
Voici les principaux enseignements de cette enquête :

- 80% des conjoints qui ont répondu envisagent de travailler pendant l’expatriation, mais seuls 50% des conjoints qui voudraient travailler y parviennent. Il faut préciser que 91% des conjoints qui ont répondu sont des femmes et que 68% de ces conjointes parlent au moins 3 langues et 72,4% sont diplômées d’un bac+4 ou plus ;

- Concernant les 14% de femmes expatriées (ce sont elles à qui l’entreprise a proposé une mission en expatriation) : leur conjoint ne suit pas toujours, de peur de ne pas trouver un emploi. Un tiers d’entre elles partent seules ;

- 46% des conjoints accompagnateurs sont bien décidés au départ à assurer une continuité dans leur CV et à ne pas perdre leurs compétences et 33% veulent développer leur propre projet, pour leur épanouissement personnel ;

- les trois obstacles principaux rencontrés par les conjoints qui souhaitent travailler pendant leur expatriation sont : l’absence de réseau relationnel, la barrière de la langue et la mauvaise connaissance du marché local ;

- malgré des parcours professionnels souvent atypiques, décousus et difficiles à revendre, les conjoints répondants tirent pourtant un bilan positif de leur expatriation, pour 86% d’entre eux.

Ces conclusions conduisent les commanditaires de l’étude Expat Value à donner 4 conseils aux conjointes et conjoints d’expatriés :

- celles et ceux qui veulent retravailler à l’étranger doivent faire confiance à leur réseau, celui qu’ils ont déjà et celui qu’ils vont se créer sur place. « Les réseaux virtuels ont un poids essentiel mais le plus efficace reste, partout, les rencontres réelles », souligne le communiqué de presse ;

- avant de partir, il faut savoir que le Canada, l’Australie et la Russie font partie des pays où les conjoints d’expatriés trouvent le plus facilement un emploi et la Thaïlande, l’Inde, le Brésil et l’Italie sont les pays où les conjoints renoncent le plus à travailler ;

- « pour décrocher un job sur place coûte que coûte, il faudra accepter une baisse de rémunération et de responsabilités » ;

- « orientez dès le début vos recherches sur une cible de PME-TPE locales, vous gagnerez du temps » : dans 50% ses cas, c’est dans une structure locale que le conjoints d’expatriés ont été embauchés.

Page mise à jour le mercredi 7 octobre 2015