Bénévolat tous azimuts


Le Bénévolat est pour moi une expérience qui remonte à une vingtaine d’années. Lorsque j’ai accompagné mon époux au Japon, j’étais étudiante en thèse de droit. J’ai commencé à faire bénévolement quelques conférences dans des universités japonaises ainsi qu’à la maison franco- japonaise. Je voyais cela à l’époque comme une étape vers une activité rémunérée.

En Russie, dès mon arrivée, j’ai eu la chance d’être recrutée par le lycée français pour enseigner l’allemand et à Sciences Po Moscou pour donner des cours. Mon fils, ainsi que mes cours, m’ont laissé peu de temps pour me lancer dans une vraie activité de bénévolat qui, selon moi, demande un réel investissement au niveau temps.

Lorsque nous avons quitté Moscou pour nous rendre en Guinée où mon époux fut nommé Ambassadeur, je pris rendez- vous avec le doyen de la faculté de droit pour lui proposer de donner des cours. Je fus accueillie les bras ouverts tellement l’université manquait de formateurs. Cette expérience fut à la fois enrichissante mais difficile car j’enseignais dans des salles bondées sans micro, en raison de nombreuses coupures de courant.
Cette activité bénévole a pu ensuite déboucher sur un emploi de coopérante rémunéré par le ministère des Affaires étrangères à Paris.

Avec les missionnaires de la Charité
Ce poste que je n’exerçais pas à plein temps m’a permis de continuer à faire du bénévolat. J’ai choisi de travailler avec les missionnaires de la charité qui géraient un orphelinat à Conakry. Je m’occupais de mamans et d’enfants qui souffraient de mal nutrition. J’effectuais également les démarches afin de faire hospitaliser des enfants souffrant du VIH. Je me rendis aussi disponible pour accompagner les missionnaires une fois par semaine à la prison centrale pour rendre visite aux prisonniers et aider à la préparation de repas.
Cette expérience a été humainement très forte, m’a permis d’être en contact direct avec la population. Elle constituait une véritable activité de terrain.

Lorsque mon époux fut nommé en Jordanie, je pus donner des cours au centre culturel français d’Amman. En tant qu’épouse de chef de poste, je fus dès mon arrivée, sollicitée pour des causes humanitaires, ce qui me permit de tisser des liens avec la famille royale très investie dans ce domaine. Je pus ainsi donner de mon temps à une association humanitaire ‘’ Shams’’ que des Françaises avaient créé durant leur séjour en Jordanie.

Cette mission consistait à visiter des camps de réfugiés palestiniens et leurs écoles à la périphérie d’Amman et d’essayer d’évaluer les besoins des familles.

Un diplôme de médiateur
De retour à Paris, je continue à donner des cours rémunérés et, membre du bureau exécutif de l’AFCA où je travaille bénévolement depuis 2012, j’organise des visites culturelles et j’écris des articles dans Les Carnets.

J’ai également suivi une formation de médiateur. Depuis l’obtention de mon diplôme en décembre 2014, j’ai adhéré à des associations de médiateurs et travaille bénévolement dans des groupes de travail. L’objectif à long terme est d’essayer d’être rémunérée pour mes médiations.

J’ai donc essayé tout au long de ces années de trouver un équilibre entre une activité rémunérée et du bénévolat sachant qu’il serait difficile de mener une véritable carrière avec un époux diplomate. J’ai pu faire des choses très variées, faire de très belles rencontres, et grâce au bénévolat me familiariser avec le monde associatif.

Caroline Gauer
2016

Page mise à jour le samedi 28 janvier 2017