Atelier « Préparer et optimiser sa recherche d’emploi en France » : les points à retenir

Lors de cet atelier qu’elle a animé pour l’AFCA le 19 novembre, Virginie Jocteur Monrozier a commencé par se présenter : après avoir travaillé plus de 13 ans dans le domaine de l’accompagnement professionnel et avoir vécu une expatriation en famille en Roumanie, elle a créé sa structure Optimexpat, qui propose ses services aux expatriés et à leurs conjoints quand ils sont à l’étranger ou une fois de retour en France. Après un tour de table pour mieux connaître chacun des participants et ses attentes, la consultante a exposé le concept de mind mapping (ou carte heuristique). Créée dans les années 70 par le psychologue britannique Tony Buzan, cette méthode permet de réaliser une cartographie qui imite le cheminement de la pensée et « clarifie et organise les informations, idées et connaissances ».

Selon Virginie Jocteur Monrozier, chercher un emploi actuellement est très complexe car cette recherche demande « de réaliser de multiples et nombreuses actions, d’organiser ses démarches, de travailler sur plusieurs réseaux simultanément, d’être efficace et réactif ». Sans compter que sur le marché du travail actuel, il y a beaucoup plus de demandes que d’offres. Avec le mind mapping, les chercheurs d’emploi peuvent « bien appréhender toutes les dimensions de la recherche d’un poste et être ainsi plus efficaces ».

La consultante a ensuite conçu avec les participants un mind mapping centré sur la recherche d’emploi, objectif principal qui se décline ensuite grâce à des branches principales et de branches secondaires. Avec le mind mapping, « les idées se développent et sont bien détaillées, les informations sont lisibles très facilement et compréhensibles rapidement, on peut organiser ses démarches en ayant toutes les données sous les yeux », souligne Virginie Jocteur Monrozier. Elle précise que « pour trouver du travail, il faut d’abord avoir un objectif professionnel clair. Si on n’a pas d’objectif clair, il faut d’abord faire un bilan de compétences ».

A partir de l’objectif professionnel qu’on s’est fixé, qui est placé au cœur de l’arborescence, on va dessiner différentes « branches » qui seront : « Mes outils », « Cerner l’entreprise, les marchés », « Mes contacts » et « Ma préparation à rencontrer les recruteurs » (voir pièce jointe).

Au titre des outils, la consultante détaille les différents moyens de rechercher un emploi : en consultant les offres d’emploi et les différents sites internet qui existent (sites de Pôle Emploi, de l’APEC, Cadremploi.fr, Monster.fr, Regionsjob.com…), les sites internet des entreprises visées, les réseaux sociaux spécialisés (Linkedin, Viadeo). On peut aussi s’adresser aux cabinets de recrutement. Virginie Jocteur Monrozier donne l’exemple du cabinet « Talent sur mesure », qui serait à la recherche de profils atypiques.

Parmi les autres outils cités : le CV et la lettre de motivation. Celle-ci doit contenir les informations suivantes : « ce que je suis, ce que j’ai fait et ce que je peux vous apporter ». Elle doit être rédigée en fonction de l’offre particulière à laquelle on répond et comprendre des termes qui correspondent au milieu professionnel et à l’entreprise concernés. « Il est important de bien étudier l’entreprise, connaître sa culture, ses valeurs, par exemple en allant voir son site internet », explique la consultante.

Au chapitre de l’optimisation des contacts, elle cite un article des Echos du 14 septembre 2015 basé sur l’enquête emploi de l’Insee réalisée en 2012-2013. Selon cette enquête sur la manière de trouver un emploi, 7% des personnes ayant un emploi déclarent l’avoir trouvé par le biais des petites annonces, 50% par des candidatures spontanées, 25% par le réseau personnel et professionnel et 9% grâce à Pôle Emploi.

Enfin, Virginie Jocteur Monrozier explique qu’il faut réfléchir à la manière de valoriser les expériences acquises à l’étranger : « Les entreprises françaises sont quelquefois frileuses. Les recruteurs sont rassurés par les profils ‘classiques’, qui ont exercé dans des entreprises en France et connaissent donc mieux les ‘codes’ ou la culture française. (…) ils ne connaissent pas forcément la manière de travailler dans le pays où vous étiez, ils se demandent si les outils et techniques sont similaires à la France ».
Pour valoriser les projets développés par des femmes pendant l’expatriation ou à leur retour en France, la consultante a créé une page Facebook baptisée « Projets de femmes expatriées ». La page a aujourd’hui plus de 600 abonnés.

Pour la découvrir : https://www.facebook.com/groups/534713406629397/

Page mise à jour le vendredi 4 décembre 2015